PRÉSENTATION

Notre objectif: "réfléchir autrement" au monde dans lequel nous vivons, compte-tenu de la complexité des nouvelles problématiques du monde contemporain et de la société.
Le monde va vite, la vitesse de diffusion des informations révolutionne, perturbe nos modes de pensée et de vie, ce qui crée une apparente confusion. Il nous faut trouver les clefs de compréhension des nouvelles logiques mondiales qui influencent notre vie afin de mieux maîtriser ces changements inéluctables pour mieux vivre ensemble. La mondialisation qui entraîne la confrontation de différentes cultures et de différentes valeurs chamboule nos certitudes et nous remet en cause. Et c'est bien! Il nous faut nous débarrasser des opinions mais bien renouer avec les idées. Il nous faut innover, penser le monde autrement.
Notre cercle de réflexion se compose de membres de sensibilités, de formations et de profils différents: juriste, avocat, médecin, neurologue, psychiatre, artiste peintre et géographe, cadre, ingénieur, sculpteur, élu, publicitaire, retraité, actif, jeune et moins jeune ... Nos parcours de vie et de profession nous permettent de mettre en commun des approches intellectuelles différentes, de confronter nos points de vue et d'aborder des idées nouvelles. Nous n'avons pas de solutions prêtes à l'emploi mais beaucoup de bonne volonté et foi dans l'avenir de l'humanité. Nicole Anquetil, présidente du Cercle Montesquieu du Mans.
Les adhésions et les contributions sont les bienvenues et seront soumises à la Rédaction.

mardi 13 janvier 2026

"La forêt brûle et on regarde ailleurs", conférence du vendredis 6 février 2026 par le géographe Arthur Guérin-Turcq.

 Au Cercle Montesquieu Le Mans, attention il y a toujours un sujet qui en annonce un autre ... Les inscriptions sont ouvertes pour ce sujet inédit et dont le contenu nous interpelle...


Arthur Guérin-Turcq est un jeune géographe qui n'a peur de rien, son sujet de thèse en est la preuve...

Ecoutez le, il est génial  dans un numéro de présentation de sa thèse en 180 secondes: 

Forêt et finance : la fin des bons pères de famille

Par  Arthur Guérin-Turcq

GÉOGRAPHE 

Que reste-t-il de la figure du propriétaire forestier, gestionnaire « en bon père de famille » de l’exploitation raisonnée de ses terres ? Plus grand chose, assurément. Aujourd’hui, les fonds d’investissement s’allient aux propriétaires les plus fortunés pour capter la rente forestière, au détriment des petits propriétaires comme des impératifs écologiques actuels. Article commandé en partenariat avec le Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges.

L’approche de l’adaptation des écosystèmes forestiers au dérèglement climatique est bien documentée par les sciences de l’environnement. En revanche, les changements économiques et sociaux sont peu connus et révélés. En France, la forêt privée est donc un espace privilégié pour appréhender le processus de financiarisation de la ressource forestière. Aujourd’hui, les fonds d’investissement s’allient aux propriétaires les plus fortunés pour capter la rente forestière au détriment des petits propriétaires qui géraient jusqu’alors leur forêt « en bon père de famille », selon l’expression consacrée.

L’incorporation de la logique financière dans le domaine de la gestion forestière transforme la forêt en simple actif, comme un bien immatériel prêt à être échangé sur les marchés. À bas bruit, disparaît alors la figure du propriétaire forestier, gestionnaire « en bon père de famille » de son domaine, archétype paternaliste et vieillissant du propriétaire terrien attaché à la conservation du paysage et à la production raisonnée de bois.

Loin de la bifurcation du modèle économique qu’impose l’accélération du changement climatique, la financiarisation de la forêt ouvre la voie à une « accumulation par dépossession sous forme de concentration foncière et économique. Le modèle sylvicole français, celui d’un capitalisme terrien et rentier « en bon père de famille », est ainsi renouvelé par l’arrivée de fonds d’investissement aux pratiques prédatrices. Le recours croissant à des mécanismes financiers concrétise donc peu à peu la grande transformation d’une forêt française bientôt exclusivement régie par la sphère économique.

Les forestiers à l’affût des nouveaux capitaux

Depuis 50 ans, de plus en plus de propriétaires confient la gestion de leur patrimoine forestier à des coopératives forestières qui leur assurent des rendements intéressants, notamment en convertissant leur parcelle en plantation de résineux à la croissance rapide.

En parallèle, de multiples critères de conservation de la nature protègent des îlots forestiers, la plupart en propriété publique. Or, l’État français cherche à démanteler progressivement cette protection forte au profit de la filière-bois. Ainsi, la forêt française devient de plus en plus « schizophrénique », partagée entre des monocultures dégradées en expansion et des sites forestiers qui demeurent encore conservés bien que menacés.

Dans ce contexte incertain pour les propriétaires forestiers, Antoine d’Amécourt, le président de Fransylva, la puissante Fédération des Syndicats de Forestiers Privés de France, écrit en 2021 : « Les forestiers sont régulièrement confrontés à l’obstacle de la surface foncière : en effet, en dessous d’un certain seuil, comment rentabiliser le travail effectué en forêt ? Le monde dans lequel nous évoluons nous offre une opportunité : celle de valoriser et monétiser non seulement le bois mais aussi les services rendus par l’entretien de la nature. Le carbone et maintenant la biodiversité sont identifiés comme des biens à rémunérer. Dans ce contexte, la pluralité des forestiers et la coexistence de propriétés de toutes tailles constitue une véritable chance pour la préservation de la biodiversité. » En clair, selon le chef de file des propriétaires, la forêt trouvera son salut si elle est appréhendée à la fois comme un actif vert et un puits de carbone.

En effet, ces nouveaux acteurs valorisent désormais les forêts pour leur fonction de séquestration du carbone, vu comme une forme de compensation des surplus d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Le Paiement pour service environnemental (PSE), le Reducing Emission from Deforestation and Forest Degradation (REDD+) ou les obligations comme les Forest Backed Bonds sont autant de dispositifs qui incitent à investir dans des actifs forestiers et transforment la nature en capital. Selon le même principe, la sylviculture française s’appuie de plus en plus sur l’allocation aux propriétaires de crédits d’émission de GES afin qu’ils maintiennent les forêts en l’état, ou les gèrent durablement selon les critères des labels Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC) ou Forest Stewardship Council (FSC).

Ces mutations font entrer les forêts françaises dans un nouveau modèle capitaliste. L’espace forestier n’est plus seulement un patrimoine à transmettre, il est dorénavant un actif financier dans lequel on peut investir. L’accord signé en 2021 entre la coopérative Alliance Forêt Bois et l’entreprise Orange illustre particulièrement ce changement de paradigme. 

Les assurances sont en embuscade

En dépit de cette valorisation financière pour service écologique rendu, les épicéas tombent malades, les pins brûlent et les tempêtes se multiplient. En cas de catastrophe naturelle, les propriétaires forestiers savent que l’État ne se portera plus garant. Las, ils s’en remettent toujours plus aux entreprises sylvicoles alors même que les grands incendies révèlent les limites de leur mode d’exploitation et détruisent au passage le capital forestier accumulé.

Depuis les grands feux de Gironde en 2022, on assiste à un investissement du risque incendie par les assurances. Jusqu’alors peu présente en forêt française, la financiarisation de la nature s’étend désormais aux catastrophes naturelles.

Ainsi, le 18 juillet 2023, les assurances Axa lancent « un nouveau service de prévention du risque feux de forêt pour les entreprises en France » en partenariat avec Kayrros, une start-up qui modélise les risques et produit des big datas sur l’environnement. La quantification financière du risque et la production de données de masse sont alors des conditions nécessaires à la financiarisation de l’assurance des catastrophes naturelles. 

Ainsi, à l’ère du néolibéralisme, que reste-t-il au propriétaire forestier des trois piliers de la propriété privée, l’usus, l’abusus et le fructus ? Pris en étau entre les coopératives sylvicoles et les assurances, de plus en plus de propriétaires laissent à l’abandon leurs terrains à cause du coût trop élevé de l’exploitation post-catastrophe. Demain, de grandes entreprises polluantes achèteront leur parcelle, planteront sur les cendres de la forêt de nouvelles monocultures, et bénéficieront de crédits carbone pour leur geste considéré comme salutaire.

La propriété forestière change de mains

Durant les dernières décennies, les propriétaires terriens avaient su s’adapter aux transformations successives de l’industrie du bois et de ses débouchés. Or, tout laisse à penser que ce sont dorénavant les Groupes Forestiers d’Investissement (GFI) qui tirent profit de cette financiarisation de la nature, à laquelle ils contribuent, au détriment des petits propriétaires.

Actuellement, l’un des principaux obstacles à la valorisation financière des forêts est leur structure de propriété très fragmentée : 3,3 millions de personnes se partagent actuellement 75 % de la forêt française. L’État néolibéral cherche donc à encourager le remembrement forestier par fusion des petites parcelles, et désigne les forêts comme des espaces politiques.

C’est dans ce contexte de mise en exploitation intensive de la forêt française que les GFI ont été créés par la loi de 2014 sur la modernisation de l’agriculture. Le premier GFI a été lancé en 2019 par France Valley, un gestionnaire d’actifs spécialisé dans le foncier agricole. Aujourd’hui, six acteurs dominent le marché : France Valley Investissements, Amundi Immobilier, Vatel Capital, Fiducial Gérance, Epicure AM, Sogenial Immobilier. À eux seuls, les trois plus grands gestionnaires détiennent plus de 50 000 hectares de forêts françaises, pour une valeur de 431 millions d’euros.

La financiarisation de la forêt accélère la concentration foncière. Il est fort probable que dans quelques années il y ait en France davantage d’hectares forestiers possédés par des fonds d’investissement que par des sylviculteurs. Sous nos yeux, se déploie le « spatial fix » que David Harvey a décrit, ce mouvement géographique par lequel le capital s’étend à de nouvelles ressources, le marché carbone, le risque incendie, et bientôt la protection de la biodiversité, autant de conquêtes récentes pour le capital financier en forêt française.

Arthur Guérin-Turcq

GÉOGRAPHE, ATER À SORBONNE UNIVERSITÉ ; DOCTORANT EN GÉOGRAPHIE AU LABORATOIRE DE L’UMR 5600 EVS À L’ENTPE (UNIVERSITÉ DE LYON) 



lundi 5 janvier 2026

"Penser l'histoire du Monde avec les cartes", conférence animée par le géohistorien Christian Grataloup, professeur émérite à l'Université Paris-Cité et Sciences-Po Paris

 


https://youtu.be/EmgzNXhMw_o?si=qW_a-F15brK6KeGZ


Christian Grataloup est un géohistorien français, il a enseigné à l'Université Paris VII, Denis-Diderot jusqu'en 2014, ainsi qu'à Sciences Po Paris. Il est l'inventeur de la  géohistoire. Il s'intéresse aussi à l'épistémologie de la géographie, ainsi qu'aux représentations géographiques et à leur influence. 

Nous l'avions reçu en 2016 sur " L'invention des continents et la naissance de la géohistoire"

En 1975 il est cofondateur et coordinateur de la rédaction de la revue EspacesTemps aux côtés notamment de Jacques Lévy, géographe que nous avons reçu en 2017 sur " Liberté, Egalité, Spatialité. Aujourd'hui, la justice passe par la géographie".  

Il enseigne 4 ans à l'Université de Reims puis est professeur des Universités à Paris-Diderot (Paris 7 - devenue Paris-Cité).

En 2007: il obtient le prix Ptolémée lors du Festival international de géographie(FIG) à Saint-Dié-Des-Vosges En 2008, l’Académie des sciences morales et politiques lui décerne le prix Jean-Sainteny pour " Géohistoire de la mondialisation. Le temps long du Monde".

Depuis 2020 il publie des Atlas et dirige la collection " Atlas Historiques" aux Editions Les Arènes ( 200 000 exemplaires vendus) : 

Atlas historique mondial, Atlas historiques de la France, Atlas Historique de la terre, Atlas Historique du Ciel, Comment l'Europe a découpé le Monde, Le Monde dans nos tasses, Trois siècles de petit-déjeuner, Géohistoire. Une autre histoire des humains sur la Terre, Visions du Monde et l'Esprit d'aventure en 2025 avec l'Atlas historique du Moyen-Orient. 

Une oeuvre aussi riche que passionnante et ouverte au grand public!  



                    Comprendre le Monde sans cartes? Impossible! 

En 1983, tous les géographes étaient en ébullition! Gérard Chaliand venait de publier son Atlas stratégique qui apportait une vision nouvelle du Monde selon la situation géographique. Il suffisait de tourner la tête! La  vision européanocentrée était morte! 


Depuis les années 80, un grand nombre d'auteurs publient des atlas révolutionnaires, Atlas Géopolitique d'Alexandre de Marenches en 1988, puis Géopolitique d'Yves Lacoste dont la thèse très remarquée avait pour but de démontrer que "La géographie çà sert d'abord à faire la -guerre", Atlas du Monde Global de Pascal Bonifcae et Hubert Védrine en 2008, Atlas Mondial de Thomas Snégaroff en 2010, et Atlas des préjugés de Yanko Tsvetkov en 2014!  Non cela ne sert pas uniquement à faire la guerre, cela sert à comprendre les enjeux politiques, géopolitiques, stratégiques et environnementaux. 


La terre vue par les Républicains américains
   
                      
Atlas historique du Moyen-Orient de Christian Grataloup et Vincent Lemire. 2025




mardi 28 octobre 2025

" Le sport: levier d'émancipation, d'inclusion et de citoyenneté", conférence animée par Marie-Amélie Le Fur, championne Paralympique, inspirante et engagée. 28 Novembre au Forum des Quinconces des Jacobins

 


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Cultur'elle du jeudi 20 novembre 2025 - YouTube

Direct et replay : www.lmtv.fr LMtv Sarthe sur votre ... Cultur'elle du jeudi 20 novembre 2025. 54 views · 2 days ago #LMtvSarthe ...





 

Cercle Montesquieu Le Mans

Vendredi 28 novembre 2025, 18H30- 20 h 30

Forum des Quinconces aux Jacobins du Mans

« Le sport : levier d’émancipation, d’inclusion et de citoyenneté » conférence animée par Marie-Amélie LE FUR,

championne Paralympique, inspirante et engagée.

 

Championne d’athlétisme neuf fois médaillée lors des Jeux paralympiques de Pékin, Londres, Rio et Tokyo. Marie-Amélie Le Fur est présidente de l’Agence Nationale du Sport et présidente du Comité paralympique et sportif français.

C’est une soirée tout à fait exceptionnelle présentée par le Cercle Montesquieu le Mans, avec le soutien de la Ville du MANS, dont la direction du service « Enfance, Jeunesse et Sport ».

En invitant des personnalités reconnues, l’objectif du Cercle Montesquieu est de "réfléchir autrement" au monde dans lequel nous vivons, compte-tenu des transformations sociales, économiques et écologiques à toutes les échelles, régionales, nationales et mondiales. Les formidables mutations bouleversent nos certitudes et nos habitudes de penser et d’agir.  L’approche du sport n’est pas épargnée par ces bouleversements.

Nous nous poserons la question du rôle du sport et du para sport en tant que levier de citoyenneté, de socialisation et d’inclusion. 

 

La rencontre famille et enfants avec Marie-Amélie Le Fur 

 

Marie-Amélie le Fur a accepté le principe d’une rencontre avec les familles et enfants avant la conférence. 

 L'invitation à la rencontre

 

 Le Cercle Montesquieu et le service Enfance, Jeunesse et Sports de la Ville du Mans

ont le plaisir de vous convier

Vendredi 28 novembre 2025 de 17 heures à 18 heures
À une rencontre informelle et conviviale avec la championne Paralympique Marie-Amélie LE FUR.

Marie-Amélie le Fur est la présidente de l’Agence Nationale du Sport et présidente du Comité Paralympique et sportif français.

Rendez-vous au Carré Rouge, à l’étage du Théâtre des Quinconces - Place des Jacobins, 72000 Le Mans.  

L'objectif du Cercle : "réfléchir autrement" au monde dans lequel nous vivons, compte-tenu de la complexité des nouvelles problématiques du monde contemporain :  le bouleversement des règles des échanges mondiaux de marchandises, de capitaux et des informations, la montée des conflits qui remettent en question les conditions de la paix définies aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale, l’introduction de l’IA qui bouscule nos façons de penser. Le climat d’inquiétude des populations face au changement climatique et au contexte de l’après-pandémie, semble favoriser partout dans le monde l’émergence des populismes et la remise en cause inquiétante de la démocratie.

Nos modes de penser le monde et de vie au quotidien sont bousculés par la violence de ces transformations. Ce grand chamboulement remet en cause nos belles certitudes.

Il nous faut nous interroger autrement, garder pied et ne pas nous laisser déborder par les opinions et l’émotion. 

Penser le monde autrement tel est notre credo….


Notre cercle de réflexion se compose de membres de sensibilités, de formations et de profils différents : juriste, avocat, médecin, neurologue, psychiatre, artiste peintre et géographe, cadre, professeur, ingénieur, sculpteur, élu, publiciste, retraité, actif, jeune et moins jeune ... Nos parcours de vie et de profession nous permettent de mettre en commun des approches intellectuelles différentes, de confronter nos points de vue et d'aborder des idées nouvelles. Nous n'avons pas de solutions prêtes à l'emploi mais beaucoup de bonne volonté et foi dans l'avenir de l'humanité. 

 

2 Comment travaillons-nous ?

 

    Nous sommes un cercle de réflexion, ce qui implique que chacun des membres du bureau et de l’association doit partir à la recherche de nouveaux thèmes et nouvelles problématiques. Notre travail consiste aussi à discuter en amont sur les sujets à traiter, en faire la synthèse en aval. Il faut réussir à croiser les approches, être capables de s’ouvrir à de nouvelles formes de pensée et construire quelque chose, débattre et confronter nos points de vue. C’est une approche complexe que nous recherchons ce qui explique la nécessité de trouver des intervenants qui ont cette capacité d’aborder de façon nouvelle les grandes questions qui se posent à nous aujourd’hui et encore plus dans le contexte inédit des urgences sécuritaire, sanitaire et environnementale. C’est une démarche qui devrait nous faire sortir des sentiers battus, la démarche choisie est inconfortable mais hautement enrichissante…

 

3 Les conférences 2025 et projets 2026

 

-     Michel Bampély, slameur et docteur en lettres modernes, « Les cultures urbaines », 31 janvier 2025.

-    « Les déserts médicaux » avec un médecin rhumatologue du Mans, présidente de l’ACCDM, Laure Artru, médecin rhumatologue et présidente de l’ACCDM, association des citoyens contre les déserts médicaux, 26 février 2025.

-     « La souveraineté alimentaire et la sécurité alimentaire de la France et en France ». Sylvie Granger.2 avril

-     « Jules Lavalle », par Olivier de Cayron, 6 juin

-     En lien avec la faculté de droit de Le Mans Université. - François Molins, Procureur Général près de la Cour de cassation, à la retraite.

 

A venir

 

·      28 Novembre Marie-Amélie Le Fur, « Le sport : levier d’émancipation, d’inclusion et de citoyenneté » avec la championne Paralympique Marie-Amélie Le Fur. Rencontre avec des familles et enfants de 17 à 18 heures.

 

·        -  23 janvier 2026, Christian Grataloup, « Des cartes pour dire l’histoire du monde ».

 

·      - 6 février 2026, Arthur Guérin-Turcq, « La forêt et la finance, exemple de la forêt  française ». 

·      

·      - Jeudi 19 mars 2026, le professeur de médecine et cancérologue Serge Uzan, « Intelligence artificielle et éthique médicale ».


Autres pistes de réflexion 


Statistiques et santé avec le laboratoire Statésia : Anthony Terriau, Arnaud Cheron et Franck Maunoury du Mans. Suite de la conférence sur les déserts médicaux.


Cyberpunk, le nouveau système totalitaire, livre de Asma MHALLA. La nouvelle arène du pouvoir, au coeur de la Silicon Valley. IA et géopolitique ( Hard  Power). 


Histoire des petites galeries d’art du XIX au XXI ème siècle par Nathalie Moreau et Elisabeth Picot-Leroy. Cela nous permettrait de comparer avec les grandes galeries d’art comme celles de Nathalie Obadia. Rôle des petites galeries dans la cité.

 

Jean-Philippe UZAN« Histoire populaire de l’univers », Galaxy at home. Le ciel est à votre portée : c’est le message que veut faire passer Jean-Philippe Uzan. Le cosmologiste souhaite populariser les sciences de la cosmologie et de l'astrophysique pour rappeler que connaître l’univers, c'est aussi mieux se connaître soi-même. Entretien entre Etienne Klein et Thomas Pesquet : « Retrouver un désir de futur ». OF Novembre 2025.

 

Le devoir d’histoire et de mémoire : Les commémorations. Stéphane TISON, historien et spécialiste des guerres de 1870-71 et 1914-1918. 


Cédric Villani, « Blaise Pascal est absolument notre    contemporain ». Enseigner les mathématiques aujourd’hui. 

 

Marion Aballéa : une histoire mondiale du sida.  https://share.oogle/FZg4sLqGeo9xzeWmX


Alexandre Kazerani ou Carole Jarsaillan ou Marie-Claude-Payeur Boulard : Les nouveaux musées universalistes dans le monde. 


 


 


 

 

 Nicole Anquetil, présidente du Cercle Montesquieu Le Mans.

 

 

mardi 10 juin 2025

Une conférence passionnante et riche, vendredi 6 juin 2025.

La veille de la conférence nous étions interviewés, Olivier et moi par Chloé Bergerat sur Culturelles, LMTV: 





Les invités: Madame DING Ting, vice-présidente de l'Association Internationale des Vins Rares et Vieux Millésimes et organisatrice de grands salons,  Monsieur Jacky RYGAUX, spécialiste des grands vins de terroir et " inventeur" de la dégustation géo-sensorielle,  et Monsieur Christian Boniface, céramiste.









Le " BLEU" Lavalle


Céramiques à voir à la galerie d'Olivier de Cayron et Marie-Laure Mallet, rue du vert Galant au Mans. 









mercredi 28 mai 2025

Du classement des grands vins de Bourgogne par Jules Lavalle en 1855 au salon international des grands crus de Bourgogne à Shangaï... une conférence à ne pas manquer

 Le Cercle Montesquieu Le Mans s'ouvre à l'internationa: les grands crus de Bourgogne au coeur de la géopolitique...

Dans le cadre de la conférence du 6 juin sur " Jules Lavalle ( 1820-1880), Science et Démocratie" , nous ouvrons la conférence aux  personnalités chinoises organisatrices des grands salons des vins en Chine. 

Nous recevrons Madame Ting Ding, vice-présidente de l'Association Internationale des Vins Rares et Vieux Millésimes et organisatrice de grands salons, dont celui de Shangaï auquel était invité le descendant de Jules Lavalle, Olivier de Cayron. Madame Ting Ding nous expliquera l'engouement des consommateurs chinois pour les grands vins de Bourgogne.  



À Shangai, le symposium « Terroir-Renaissance » attire les plus grands vignerons de la planète. Fin novembre, la dernière édition de cet incroyable rendez-vous des hauts lieux du vin au pays du thé a été marquée par la présentation en avant-première de la version chinoise du Permis de Bourgogne, édité par Bourgogne Magazine. L’Empire du milieu s’éveille à la subtilité de nos terroirs…

En 2014, dix ans avant son installation à Dijon, l’honorable Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) fait une annonce fracassante : avec près de 800 000 hectares plantés, la Chine est le deuxième vignoble de la planète juste derrière l’Espagne. Un éveil à la démesure de l’immense pays, qui vient d’ailleurs de voir sa demande d’adhésion à l’OIV acceptée

Les Français saisissent la grappe au bond, le groupe LVMH en tête, entrainant dans son sillage de nombreux acteurs de la France viticole. En retour, les jeunes étudiants chinois se forment chez nous et importent les bonnes pratiques viticoles. Leurs ainés investisseurs s’intéressent à nos vignobles, le Bordelais notamment. Côté verre à moitié plein, ce croisement des cultures n’a rien d’une menace : la Chine, premier pays consommateur de vin rouge au monde, représente un marché à fort potentiel.

Mais le Covid est passé par là, et la soif des Asiatiques s’est quelque peu étanchée depuis. Cocktails, bières artisanales et flambée des prix ont eu raison d’une partie de l’enthousiasme, infléchissant la courbe des importations de vins. Les breuvages du haut du panier, dont les bourgognes, tiennent cependant leur rang. Et sur ce marché monstrueux, la consommation par habitant demeure très basse, donc porteuse d’enthousiasmantes marges de progression.

Au pays du thé, le terroir fait écho. La notion de lieu qui désigne nos fameux climats s’y transpose allègrement. TasteSpirit, société initiée par Xiang Gao, pratique une pédagogie ambitieuse dans la région de Shangaï où elle siège, ainsi qu’à Pékin, Canton et Shenzhen.

 

Les grands noms de la Bourgogne viticole


Notre consultant Jacky Rigaux, en bon spécialiste des grands vins de terroir, accompagne depuis longtemps ses travaux, avec un constat lucide : « Les vins les plus rares, à l’image du Cros Parantoux d’Henri Jayer dans les années 90, sont synonymes de réussite sociale. Tout entrepreneur, banquier, chirurgien, avocat, cadre dirigeant se doit de boire les plus grands vins, les plus recherchés et les plus chers au restaurant, et si possible de les posséder (…) Il était normal que la Chine, perçue comme la grande puissance émergente du XXIe siècle, fasse de Hong Kong un trait d’union entre elle et la vieille Europe. »

Au pays de la Grande Muraille, on s’amourache du Montrachet et de la Romanée-Conti. Les meilleurs vignerons de la planète se retrouvent ainsi chaque année à Shangai pour un très prisé symposium international « Terroir-Renaissance ». Du 22 au 24 novembre derniers, des Bourguignons de renom ont fait le déplacement, accueillis par Bertrand Lortholary, l’ambassadeur de France en Chine. 

Fidèles parmi les fidèles : Aubert de Villaine, Thibault Liger-Belair en tant que président de l’Association internationale des Terroirs, Laurent Delaunay (le président des vins de Bourgogne), Bernard Bouvier, Nadine Gublin, Erwan Faiveley, Jean-Michel Chartron, William Jacquin-Ponsot, Charlotte Bouygues-Guyot (fille de Martin Bouygues), Edouard Labet, etc.

Le Permis de Bourgogne en version chinoise

La géo-sensorialité pronée par Jacky Rigaux séduit les amateurs de vins chinois. Ils voient dans les grands terroirs français et dans les climats de Bourgogne une évidente similitude avec ces hauts lieux qui font la complexité du thé. 

Friands de masterclass, assoiffés de culture française, ils ont découvert en avant-première la version chinoise du Permis de Bourgogne. Cet ouvrage porte la signature commune de Jacky Rigaux et de Dominique Bruillot, éditeur de Bourgogne Magazine.

Il fut en premier lieu un hors-série de Bourgogne Magazine servi à ses abonnés et disponible en kiosque. L’esprit pédagogique de ce grand quiz et ses réponses développées en toute convivialité séduit. L’ouvrage paraitra officiellement en Chine début 2025 et sera donc accessible à des millions de Chinois. 

Sur ce coup-là, n’ayons pas le triomphe modeste car tout prend d’incroyables proportions dans l’Empire du milieu. Et comme on dit là-bas, « quelqu’un qui vous comprend, même au bout du monde, est comme un voisin ». Le vin n’a pas fini de nous rapprocher !  




Un nouvel article de Jacky Rigaux


ICI ET AILLEURS CES AUTRES CLIMATS BOURGUIGNONS

Si seuls les quelque 1 500 climats de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune sont inscrits au patrimoine mondial, tous les vignobles portant le nom de Bourgogne sont organisés sur le même modèle. Les départements de l’Yonne et de la Saône-et-Loire possèdent donc eux aussi leurs micro-terroirs viticoles, pas moins fameux que ceux de la Côte-d’Or.

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Par JACKY RIGAUX

Naturaliste et médecin dijonnais,
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Jules Lavalle (1820-1880) est l'auteur d'un ouvrage de référence donnant le premier classement du vignoble de Bourgogne, Histoire et statistique de la vigne des grands vins de la Côte-d'Or, publié en 1855. © D. R.

Quand la notion de « climat », qui associe le goût et le lieu, s’impose aux XVIIIe et XIXe siècles, les vignobles de l’Yonne, comme ceux de la Saône-et-Loire, la revendiquent également : Clos de Jeu sur Givry, Rabourcé sur Rully, Les Combettes à Fuissé, Les Preuses sur Chablis ou Clos de la Chainette à Auxerre. Dans les Hautes-Côtes de Nuits et de Beaune, nouvel eldorado des vins de Bourgogne, les climats sont également là de longue date, comme l’attestent le lumineux climats du Clos du Prieuré à Arcenant ou les célèbres Dames Huguettes qui surplombent Nuits-Saint-Georges.

Vins de lieu,   vins ordinaires

Si la notion de climat viticole s’est imposée majoritairement en Côte-d’Or, c’est tout simplement parce qu’elle y a été conservée grâce aux savants du XIXe siècle, le Dr Jules Lavalle en particulier, dont les travaux seront publiés et repris par le Comité de viticulture de Beaune.

Après la Révolution française en effet, la viticulture de masse avait pris le pas sur les vignes fines, même dans les grands vi- gnobles de Bourgogne. Le géographe et historien Roger Dion (1896-1981) évoque explicitement ce processus inéluctable : « La Révolution, en faisant passer les vignobles ecclésiastiques en mains paysannes, avait privé la viticulture française d’une élite de praticiens, conservateurs fidèles des plus parfaites méthodes de culture et de vinification. »

Sous la monarchie de Juillet (1830-1848), par crainte d’une nouvelle révolution, le gouvernement préfère « résoudre par l’augmentation de la production du vin ordinaire un problème de subsistance, que favoriser le maintien d’une viticulture élitiste qui avait comme fonction principale d’améliorer le style de vie des classes supérieures » (in Vin de Bour- gogne, le parcours de la qualité, Louis Latour, Éditions de l’Armançon, 2012). Désireux d’étendre ses marchés, le négoce triomphant va amplifier le phénomène en se focalisant davantage sur la marque que sur la recherche du goût du lieu, et en favorisant les processus industriels au détriment de la production artisanale. Ainsi, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le célèbre Clos Saint-Jacques à Gevrey-Chambertin était planté aux trois-quarts en cépages communs, plus productifs mais moins délicats.

Dès 1816, l’œnologue chalonnais André Julien est un des premiers à dénoncer ces pratiques : « Ces opérations, que l’on qualifie, dans certains pays, de soins qui aident à la qualité, sont toujours nuisibles aux vins de la Côte-d’Or. Ils ont un bouquet qui leur est propre et qui ne se développe souvent qu’au bout de trois ou quatre ans. C’est les altérer que d’y introduire des substances aromatiques ou d’autres vins, quelle qu’en soit la qualité. »

Le choix du terroir

Au cours du XIXe siècle, l’essor du commerce viti- cole interrégional et la nécessité de distinguer ses productions sur le marché vont accélérer l’exten- sion du concept de climat. Des noms comme Moulins-à-Vent, Fleurie ou Thorins apparaissent sur les cartes des restaurants parisiens, intégrant le répertoire commercial des vins de qualité. Il ne s’agit plus seulement de désigner un lieu, mais d’ancrer une promesse de goût dans un nom reconnu.

La magie du climat Rabourcé à Rully

Le Rully 1 cru Rabourcé est langoureusement installé sur le coteau le plus haut et le plus chaud de Rully (Saône-et-Loire), à rebours de ses deux voisins, Cloux et Raclot, d’où son nom qui proviendrait de l’ancien français rebors, « hérissé, à contre poil ; retourné, mis à l’envers ». On y a trouvé, dans les années 1980, une petite statuette gallo-romaine représentant un vendangeur avec un rameau de vignes et une serpe dans les mains, que l’on peut admirer au musée Denon à Chalon-sur-Saône. Lors de travaux hydrauliques, on y a aussi découvert un ancien drain du XVsiècle encore en bon état. Pour Pierre De Benoist, qui en cultive une parcelle aujourd’hui,

« malgré la chaleur et la forte luminosité dues à son exposition sud-est, qui peuvent augmenter son niveau alcoométrique, le
vin issu de ce climat reste frais et a conservé l’origine maritime
du lieu. Cette mémoire de l’eau lui permet de combattre le feu
de l’alcool, de relier l’énergie minérales de son sous-sol, l’énergie végétale de son cépage chardonnay, l’énergie astrale des
planètes et l’énergie animale de tous les animaux qui peuvent
vivre, mourir ou tout simplement traverser ce lieu. Elle permet
à ce premier cru de transcender la simple gustation du fruit et
de ressentir réellement la qualité du lieu à travers l’équilibre qui existe entre les arômes, les amers de la peau, le feu de l’alcool,
les tanins... Quand on est dans ce climat, il touche l’œil, accroche
le regard. Son vin fait parler la magie du lieu ! »

Dans ce contexte, le rôle des scientifiques et des intellectuels fut primordial pour le retour en grâce des vins fins. Ces derniers bénéficièrent de l’Exposition universelle de 1855 voulue par Napoléon III pour renaître, se vendant à nouveau six fois plus chers que les vins ordinaires. Malheureusement le phylloxéra anéantit cette nouvelle dynamique jusqu’à l’arrivée, à la toute fin du XIXe siècle, d’un porte-greffe américain résistant au puceron scélérat.

En Bourgogne, avec la création des appellations d’origine contrôlée en 1935, on fit définitivement le choix du terroir et de sa hiérarchie, quand le Bordelais optait pour le château et la Champagne pour la marque. Le modèle de viticulture de terroir se structure alors autour d’un territoire resserré, entre Dijon et Santenay, où s’invente une cartographie du goût adossée à la rigueur topographique. Devenue un étalon régional, cette mise en récit savante du sol ne s’impose pas d’emblée dans l’ensemble de la Bourgogne viticole.

En Côte chalonnaise comme en Côte-d’Or

En Bourgogne, la Côte chalonnaise a joué un rôle majeur dans l’édification d’une viticulture de terroir. Tout d’abord grâce à la proximité d’Autun, qui encouragea les Bénédictins à réactiver la viticulture au Vsiècle, puis aux moines de Cluny qui poursuivirent leur travail à partir du Xsiècle. Dès le VIe siècle, Grégoire de Tours évoque d’ailleurs la rivalité entre les cités de Dijon et de Chalon en matière de production de vins de qualité recherchés par les puissants.

Pour autant, c’est seulement à la toute fin du XVIIIe siècle que, sur le modèle côte-d’orient, les climats de la Côte chalonnaise commencent à s’imposer comme outils de différenciation commerciale. Il faut dire que la géologie s’y prête, générant cinq vignobles avec des vins à la diversité exceptionnelle : Mercurey et Givry se distinguent essentiellement pour les vins rouges, Rully et Montagny excellent pour les blancs, et Bouzeron magnifie le cépage aligoté. Et si la Côte chalonnaise est revenue plus tardivement dans la lumière que les Côtes de Beaune et de Nuits, c’est en partie parce que ces vignobles ont fourni plus longtemps des vins ordinaires aux villes de Saône-et-Loire qui s’étaient industrialisées.

Le Mâconnais, quant à lui, est resté jusqu’à la fin du XIXe siècle rétif à cette logique de parcelles identifiées. Historiquement coopérative, la viticulture y a longtemps reposé sur des hiérarchies générales de cuvée – première, deuxième, troisième – ou sur les cépages, davantage que sur la mention de lieux-dits.

La renaissance des climats icaunais

Bénéficiant de coteaux bien exposés et de faible altitude favorables aux vins fins, et de rivières navigables (l’Armançon, l’Yonne et la Seine) qui permettent de les exporter facilement à Paris, la Basse-Bourgogne (qui deviendra le département de l’Yonne) s’est dotée d’une culture du lieu-dit viticole dès la fin du XVIe siècle. Pour autant, elle ne commence à valoriser ses cli- mats qu’à partir des années 1780. Les noms de parcelles – Clos de Migraine, de la Chaînette –se diffusent alors timidement, principalement dans la région d’Auxerre.

À la fin du XIXe, le phylloxéra détruit tous les vignobles de l’Yonne, et le mildiou, comme l’oïdium, sévissent pendant tout le temps de la reconstitution. En 1975, il ne reste que 2 800 hectares de vignes dans l’Yonne, Chablis compris, qui reprend alors son destin en main en replantant ses 5000 hectares. Dans le même temps, des passionnés (vignerons, restaurateurs, érudits...) décident de faire renaître les vignobles historiques de l’Auxerrois, du Tonnerrois, de Vézelay, Joigny, Irancy, Saint-Bris, Coulanges- la-Vineuse ou encore de Chitry. Désormais, ces vignobles constituent des agrégats territoriaux de mieux en mieux définis, où on revendique de plus en plus les climats.

De concept localisé, forgé par des élites savantes et des vignerons exigeants, le climat est devenu une matrice d’excellence régionale. La reconnaissance de ce système par l’Unesco, à travers l’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial, acte cette diffusion progressive et en consacre la portée universelle.

Hors-série- Climats de Bourgogne. Article de Jacky Rigaux.