PRÉSENTATION

Notre objectif: "réfléchir autrement" au monde dans lequel nous vivons, compte-tenu de la complexité des nouvelles problématiques du monde contemporain et de la société.
Le monde va vite, la vitesse de diffusion des informations révolutionne, perturbe nos modes de pensée et de vie, ce qui crée une apparente confusion. Il nous faut trouver les clefs de compréhension des nouvelles logiques mondiales qui influencent notre vie afin de mieux maîtriser ces changements inéluctables pour mieux vivre ensemble. La mondialisation qui entraîne la confrontation de différentes cultures et de différentes valeurs chamboule nos certitudes et nous remet en cause. Et c'est bien! Il nous faut nous débarrasser des opinions mais bien renouer avec les idées. Il nous faut innover, penser le monde autrement.
Notre cercle de réflexion se compose de membres de sensibilités, de formations et de profils différents: juriste, avocat, médecin, neurologue, psychiatre, artiste peintre et géographe, cadre, ingénieur, sculpteur, élu, publicitaire, retraité, actif, jeune et moins jeune ... Nos parcours de vie et de profession nous permettent de mettre en commun des approches intellectuelles différentes, de confronter nos points de vue et d'aborder des idées nouvelles. Nous n'avons pas de solutions prêtes à l'emploi mais beaucoup de bonne volonté et foi dans l'avenir de l'humanité. Nicole Anquetil, présidente du Cercle Montesquieu du Mans.
Les adhésions et les contributions sont les bienvenues et seront soumises à la Rédaction.

vendredi 28 octobre 2016

UNE NOUVELLE PUBLICATION DU PROFESSEUR EMMANUEL HIRSCH: MORT PAR SEDATION. UNE NOUVELLE ETHIQUE DU "BIEN MOURIR"?

Le professeur Emmanuel Hirsch vient de publier un nouvel ouvrage sur la fin de vie: Mort par sédation. Une nouvelle éthique du " bien mourir"?. Ed, Erès, 2016.
Il reste encore quelques places pour sa conférence sur "Le soin, une valeur de la république", 18 novembre à 18 heures 30 aux Quinconces des Jacobins. Inscription obligatoire: cercle.montesquieu.lemans@gmail.com




Article du Figarovox/Tribune lors de la parution de ce dernier ouvrage 

FIGAROVOX/TRIBUNE – A l’ occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs, des professionnels et des membres d'associations lancent l'initiative « Repenser ensemble les soins palliatifs ». Le professeur Emmanuel Hirsch en décrypte les enjeux.


Professeur d'Éthique médicale à la faculté de Médecine de l'Université Paris-Saclay, Emmanuel Hirsch est directeur de l'Espace national de réflexion éthique sur les maladies neuro-dégénératives. Il vient de publier Le soin, une valeur de la République (éd. Les Belles Lettres, 2016) et Mort par sédation. Une nouvelle éthique du «bien mourir»? (éd. Érès, 2016).


Dans l'intimité du soin, en institution ou au domicile, des professionnels et des membres d'associations défendent avec humilité, au nom de valeurs démocratiques, une conception de la dignité humaine. Cette démarche rend possible un cheminement jusqu'aux confins de la mort, là où l'humanité d'une sollicitude est plus attendue que la rigidité de postures dogmatiques.
Les pionniers du mouvement français des soins palliatifs ont su inventer la position juste entre des extrêmes.
Dans les années 1980, les pionniers du mouvement français des soins palliatifs ont su inventer la position juste entre des extrêmes: l'abandon, l'obstination déraisonnable ou alors la pose, souvent subreptice, du «cocktail lithique», euphémisme pour dissimuler le recours à euthanasie. Aujourd'hui, la pratique légalisée d'une «assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité» substitue au «cocktail lithique» la sédation profonde et continue. Trente années plus tard, le bilan du développement chaotique des soins palliatifs en France apparaît contrasté pour ne pas dire péjoratif, plus précaire que jamais au regard d'une vision de la mort anticipée et librement choisie, selon des protocoles ayant pour fin d'abréger les souffrances et d'abolir le temps ultime de la séparation.
La Commission de réflexion sur la fin de vie dresse un tableau critique des mentalités, des carences et des dysfonctionnements qui limitent aujourd'hui l'accès à ces soins.
Dans son rapport de décembre 2012, la Commission de réflexion sur la fin de vie en France dresse un tableau critique des mentalités, des carences et des dysfonctionnements qui limitent aujourd'hui l'accès à ces soins. Respecter la personne malade, la reconnaître dans ses droits c'est pourtant lui permettre de bénéficier en société, auprès de ses proches et dans un environnement bienveillant, de la continuité d'un parcours de soin personnalisé, concerté, pertinent et adapté. Il n'aura jamais été autant discuté du droit des personnes malades en fin de vie alors que le contexte organisationnel du système de santé précarise les conditions mêmes d'exercice d'un soin considéré au mieux avec compassion.
Les soins palliatifs nous éclairent sur les enjeux d'une médecine appelée à plus de discernement, de retenue et d'humilité.
Les soins palliatifs nous éclairent sur les enjeux d'une médecine appelée à plus de discernement, de retenue et d'humilité. Ils incitent à se focaliser moins sur la mort à venir que sur les conditions de la vie, fût-elle ténue et fragile, qui la précède encore. Ils se situent à contre-courant des mentalités davantage éprises de scores, de performances et d'efficience que soucieuses d'attention témoignée aux vulnérabilités humaines face à la souffrance et à la finitude.
Les fondateurs des soins palliatifs ont su, hier, penser, renouveler et diffuser une éthique des pratiques soignantes privilégiant une «approche globale de la personne», respectueuse de son autonomie et attentive à ses préférences. Ils ont permis l'émergence d'une conception de l'accompagnement dans le contexte d'une société sécularisée, au moment où la mort s'est médicalisée, intervenant dans près de 70 % des circonstances au sein d'une institution.
La loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie confronte les acteurs du mouvement des soins palliatifs à de nouveaux défis.
La loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie confronte les acteurs du mouvement des soins palliatifs à de nouveaux défis, dès lors qu'il leur faut repenser le fondement de leurs missions au regard des dispositions légales qui bouleversent les pratiques. Entre directives anticipées opposables et mise en œuvre de la sédation profonde et continue, qu'en est-il d'un projet de soin ayant pour visée de créer les conditions d'un cheminement porteur de sens jusqu'au terme de l'existence? Lorsque la proposition de loi a été discutée en 2015, les responsables de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ont estimé préférable de cautionner le processus législatif plutôt que de dénoncer ses conséquences pernicieuses possibles, au motif qu'un compromis même équivoque éviterait, cette fois encore, la légalisation de l'euthanasie. Nombre de membres de la SFAP ne se sont toutefois pas reconnus dans cette concession préjudiciable aux valeurs qu'ils s'efforçaient de défendre dans un contexte souvent hostile. Ils redoutaient les ambivalences d'un texte de loi ambigu, approximatif et insatisfaisant, au point de créer des situations conflictuelles au sein des équipes et de susciter des demandes de «sédation terminale» qui disqualifieraient le sens même de leurs missions.
Les unités de soins palliatifs deviendront à court terme des unités de soins sédatifs !
Cette démarche novatrice, pluraliste, sensible à l'esprit du soin, apparaît aujourd'hui fragilisée tant par les médecins qui n'en saisissent plus la signification et la pertinence, que par les partisans de l'assistance médicalisée pour «une mort dans la dignité et la liberté», impatients d'une loi qui autorisera enfin, de manière explicite, l'euthanasie. Les unités de soins palliatifs deviendront à court terme des unités de soins sédatifs!
Pour que demain chacun puisse exercer le libre-choix entre soins palliatifs et euthanasie, encore est-il nécessaire que l'on puisse dépasser les affrontements idéologiques désormais vains.
Il ne convient plus aujourd'hui de s'opposer aux dispositions d'une loi voulue par le président de la République et notre représentation nationale. Pour que demain chacun puisse exercer le libre-choix proposé entre soins palliatifs et euthanasie, encore est-il nécessaire que l'on puisse dépasser les affrontements idéologiques désormais vains. Les soins palliatifs apparaissent cependant pauvres d'un discours audible dans le débat public, au regard de l'argumentation mieux élaborée et plus immédiate du «droit de mourir dans la dignité». Rares sont les personnalités publiques et les intellectuels associés à leur démarche, ce qui est significatif d'un enclavement regrettable. Ils ne sont pas encore parvenus à transmettre un message public suffisamment clair qui permette de véritablement comprendre la signification de pratiques qui suscitent dès lors les controverses. Du reste, elles apparaissent parfois discutables dans des positionnements dogmatiques affirmées de manière péremptoire. Il s'avère donc urgent de prendre en compte le constat d'un cumul d'insuffisances, d'approximations et d'incompréhensions, voire d'une carence dans la définition d'une stratégie explicite et cohérente, à la hauteur d'enjeux qui sembleraient justifier une refondation des soins palliatifs.
Nombre de professionnels et de membres d'associations engagés dans la démarche palliative en référence aux valeurs fortes de la vie démocratiques, aspirent à repenser l'exercice d'un soin voué à l'intérêt et aux droits des personnes malades et en fin de vie. Ils estiment nécessaire d'organiser une concertation attendue, ouverte à la diversité des points de vue, qui puisse porter un projet digne des missions qu'ils assument au quotidien. La pérennité du mouvement des soins palliatifs et plus encore sa légitimité tiennent selon eux à cette exigence de réflexion partagée, de renouveau pour ne pas dire de réinvention. Certains d'entre eux ont ainsi souhaité lancer l'initiative «Repenser ensemble les soins palliatifs» dans le cadre de l'Espace éthique de la région Île-de-France, à l'occasion de la Journée mondiale 2016 des soins palliatifs.

samedi 10 septembre 2016

LE PROFESSEUR EMMANUEL HIRSCH AU CERCLE MONTESQUIEU VENDREDI 18 NOVEMBRE 2016:" LE SOIN, UNE VALEUR DE LA REPUBLIQUE".

En partenariat avec le Groupe Éthique de l'Hôpital du Mans et sa directrice, le Docteur Florence Deciron-Debieuvre, chef de service du SAMU72, le Cercle Montesquieu reçoit le professeur Emmanuel HIRSCH.  




Emmanuel Hirsch est Professeur des Universités,  Directeur de l'Espace régional de réflexion éthique Ile-de-France, de l'Espace national de réflexion éthique MND, et du Département de recherche en éthique, Université Paris Sud. Il vient de publier un  ouvrage, objet de sa conférence: "Le soin, une valeur de la République". Ce thème essentiel se situe au cœur de nos travaux.


 




Vient de paraître aux éditions Les belles Lettres : Le Soin, une valeur de la République, Emmanuel Hirsch.

« Ce texte témoigne d’un engagement dans le contexte politique présent et pose, au cœur de notre démocratie, les valeurs indispensables du soin et de l’accompagnement. La « refondation de notre République » doit en reconnaître la signification, les enjeux et l’urgence.

J’ai rédigé la conclusion de ce livre un an après les attentats de janvier 2015, à proximité d’un des lieux parisiens qui venaient d’être frappés par les terroristes – les restaurants Le Petit Cambodge et Le Carillon– situé au bout de la rue Bichat qui longe l’hôpital Saint-Louis. Là où est installé l’Espace de réflexion éthique d’Île-de-France. Je saisis le caractère dérisoire, voire inconséquent et inconsistant, de ce que pourrait être une réflexion portant sur les valeurs démocratiques au regard de cette tragédie humaine. Mais je comprends également qu’il est comme un devoir de contribuer à cette mobilisation nécessaire – chacun à sa place et en fonction de ce qu’il peut –, faute de quoi les prudences excessives ou les renoncements au nom de prétextes irrecevables signifieraient que nous consentons à la barbarie. C’est l’enseignement que je tire de ce qui m’a été transmis dans mon histoire familiale, du message si précieux dont nous sommes personnellement comptables, confié par les personnes qui ont su trouver le sens et le courage d’une résistance face à l’innommable. Mais cette compréhension de la responsabilité assumée et partagée tient pour beaucoup à cette aventure humaine que je poursuis depuis des années auprès de ceux qui défendent et soignent l’autre. Ils témoignent, au nom de la cité, d’un inconditionnel souci de son existence et, au-delà, d’un indéfectible attachement aux valeurs qui inspirent et obligent notre idée de la démocratie.

Certains parmi nous demeurent ainsi présents et disponibles dans l’hospitalité, cette expression d’une bienveillance qui jamais ne renonce à l’affirmation et à la défense des principes d’humanité. Je ne connais pas le langage qui exprime en vérité l’hommage qu’il conviendrait de leur rendre. Au nom de ceux qu’ils soutiennent avec compétence, en situation de crise ou après, lorsqu’il convient d’accompagner, de leurs mots fragiles et de leurs gestes parfois incertains, par cette présence invulnérable aux tentations d’abandon ou de renoncement, ils portent, dans l’exigence d’actes dignes et courageux, assumés comme leur devoir personnel, le témoignage d’une humanité qui permet de croire en l’humain, y compris face à l’inhumanité.

Aux avant-postes d’un engagement parfois à mains nues, dans la proximité d’une rencontre qui expose à la vulnérabilité et à la misère de l’autre, ces vigiles de notre démocratie préservent ce lien à la vie qui menace de rompre lorsque la barbarie, sous quelque forme qu’elle se manifeste, risque d’anéantir notre exigence de dignité. Ils demeurent présents à une attente dont ils savent qu’elle excède ce qu’ils peuvent, mais ne peuvent pas déserter alors que tant d’autres ont abdiqué, ne serait-ce que pour éviter une confrontation qu’ils refusent ou bien dont ils renoncent à reconnaître le sens des valeurs et des engagements qu’elle nous impose. »

Inscription obligatoire dès réception du carton d'invitation par mail. La conférence se déroulera dans la grande salle des Quinconces.

cercle.montesquieu.lemans@gmail.com



jeudi 9 juin 2016

UNE BRILLANTE CONFERENCE DU PROFESSEUR GERARD SALEM AU CERCLE MONTESQUIEU VENDREDI DERNIER...

Une belle conférence et un débat de haut niveau entre l'enseignant-chercheur,  les partenaires politiques et administratifs et les nombreux médecins présents dans la salle.


 


De gauche à droite: Docteur Sophie Fournier, médecine de ville, Docteur Michel Chabrerie, médecine de "campagne", M. Olivier Bossard, directeur de l'Hôpital du Mans, M. Lacazes, délégué départemental de l'Agence régionale de santé et M. Jean-Claude Boulard, sénateur-maire. Merci au Docteur Florence Deciron, chef de service du SAMU 72 et au groupe éthique de l'hôpital du Mans pour leur participation à cette conférence et leur analyse de la désertification médicale.





Et pour continuer de se former et de s'informer sur la géographie de la santé, deux vidéos  passionnantes dans lesquelles vous retrouverez notre conférencier Gérard Salem:

https://www.youtube.com/watch?v=ZlZEwRAfA3U    

et   http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video13381.html

Non les politiques de santé ne peuvent pas être dissociées des territoires! Nicole Anquetil


jeudi 2 juin 2016

GEOGRAPHIE DE LA SANTE... SANTE ET TERRITOIRE 3 JUIN A 18 H 30 AU CARRE PLANTAGENET

ATTENTION LA CONFÉRENCE DU PROFESSEUR GÉRARD SALEM COMMENCERA A 18 H 30 AU CARRE PLANTAGENET

IL RESTE QUELQUES PLACES...

Quelques documents pour préparer la conférence et vos questions... 

 




Ouest- France 30 mars 2016

dimanche 22 mai 2016

TOUTE GEOGRAPHIE DE LA SANTE N'EST PAS BONNE A DIRE... 3 JUIN AU CARRE PLANTAGENET 18 H 30 - 20 H 30

LE PROFESSEUR GÉRARD SALEM, GÉOGRAPHE ET PROFESSEUR A L’UNIVERSITÉ PARIS OUEST DE NANTERRE NOUS FERA RÉFLÉCHIR SUR TERRITOIRES ET SANTÉ.


Nous recevrons des personnalités du monde de la santé à cette occasion, décideurs politiques et  administratifs des territoires de santé de l'Agence de Santé de la Région ainsi que des témoins acteurs " soignants" de ces mêmes territoires. Les échanges avec l'universitaire et chercheur Gérard Salem en seront ainsi enrichis.

ainsi qu'un article sur les déserts médicaux:

Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires, Groupements Hospitaliers de Territoire,Territorialisation des politiques de santé, Contrat locaux de santé, Agence Régionale de la Santé, mais aussi déserts médicaux, etc. : ces références si fréquentes à la géographie et à l’organisation territoriale de la France sont nouvelles dans le champ de la santé.

Pour autant, la géographie et la santé entretiennent des échanges riches depuis les temps les plus anciens, d’Hippocrate à Boudin, et de Finke à Snow. Cette rencontre est naturelle : les faits de santé ne s’inscrivent-ils pas dans un espace dont les caractères physiques et socio-culturels influent sur l’état de santé de la population, et dans des territoires organisés par les acteurs locaux de la santé ?

Partant d’exemples concrets en France, en Afrique et aux États-Unis, nous étudierons les apports mutuels de la géographie à l’épidémiologie et la santé publique, en suivant un fil conducteur : les liens entre dynamiques territoriales et changements sanitaires.

Gérard Salem est Professeur émérite à l’Université Paris Ouest Nanterre, et actuellement Professeur invité à l’Université Berkeley. Après des études de géographie, d’urbanisme, d’épidémiologie et de santé publique, il s’est spécialisé sur les questions de santé dans les villes, dans des pays du Nord comme du Sud. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont les atlas de la santé en France, et de plus de 200 articles.

 

jeudi 12 mai 2016

INDIGNONS NOUS! VOICI LE MESSAGE QUE CATHERINE WIHTOL DE WENDEN A FAIT PASSER HIER SOIR...

Politologue, professeur à Sciences-Po Paris et membre de la Ligue des droits de l'Homme, Catherine Wihtol de Wenden a fait une conférence brillante et militante sur la crise européenne de l'accueil des réfugiés.
Après avoir expliqué de façon très pédagogique et avec de nombreuses cartes extraites de "L'Atlas des migrations" dont elle est l'auteure (Collection Autrement), elle a abordé le fonds du sujet, c'est-à-dire le pourquoi de la crise européenne face à l'afflux des réfugiés de guerre et des migrants économiques. L'arrivée des réfugiés de la Méditerranéenne ( en réalité peu nombreux pour 507 millions d'Européens), révèle les faiblesses des fondements de la Construction européenne et fait voler en éclats les principes de Schengen. 


C'est bien l'absence de politique migratoire européenne et la politique d'externalisation des frontières ( pour repousser le problème) qui sont responsables du désastre humain: 30 000 morts en Méditerranée en 20 ans...
Si en septembre 2015 le choc des photos dont celle du petit Eilan a ému une partie de l'opinion publique, cela n'a pas permis de trouver de vraies solutions à ce drame humanitaire. L'idée de "partage" des réfugiés entre pays européens a été lancée par M. Junker, tout comme le régime accéléré préférentiel qui permet aux réfugiés de travailler si leur dossier n'est pas traité dans les 9 mois. Cependant une grande partie des pays européens ont fermé leurs frontières. Les pays du groupe de Wisegrad constituent le "front du refus", ces anciens fragments des grands empires centraux se sont longtemps battus pour avoir leur indépendance et ont  peur de perdre leur homogénéité culturelle et linguistique.
C'est donc une politique de dissuasion très couteuse et bien peu efficace qui est donc menée par l'Europe ainsi qu'une théâtralisation des reconductions à la frontière. Dans un contexte de montée des nationalismes et des souverainismes, les décideurs politiques ménagent les opinions politiques...
"La maîtrise absolue des flux migratoires par les Etats est irréalisable et ne peut pas fonctionner de manière satisfaisante sans porter atteinte aux droits de l'homme. Elle nuit à la fluidité des échanges et génère une immigration clandestine alimentant l'économie mafieuse du voyage.
Le débat sur l'ouverture des frontières permet de poser une autre question: plutôt que de laisser aux États d'immigration le monopole du régime de fermeture des frontières, ne vaudrait-il pas mieux considérer que la liberté de circulation des personnes est un droit universel mais que les États peuvent en  restreindre l'entrée? La souveraineté des États serait préservée, tout en s'insérant dans le cadre universel du droit du citoyen du monde à y circuler. Cette inversion du régime des frontières présenterait l'avantage de justifier, pour les États le bien-fondé de la fermeture de leurs frontières quand ils y recourent et de ne pas considérer que celui qui circule librement est un criminel en puissance".
Notes prises par Nicole Anquetil et extraits du livre de Catherine de Wenden, "Faut-il ouvrir les frontières?".

 


mardi 10 mai 2016

CATHERIEN WIHTOL DE WENDEN DEMAIN AU MANS CARRE PLANTAGENET 18/20 HEURES

PETITE REVUE DE PRESSE


AVEC L'AUTORISATION DE L'ARTISTE COLINE LOUBERT, ARTISTE SÉLECTIONNEE AU PULS'ART 2016



LA CRISE MIGRATOIRE MINE LA CONFIANCE DES EUROPÉENS