PRÉSENTATION

Notre objectif: "réfléchir autrement" au monde dans lequel nous vivons, compte-tenu de la complexité des nouvelles problématiques du monde contemporain et de la société.
Le monde va vite, la vitesse de diffusion des informations révolutionne, perturbe nos modes de pensée et de vie, ce qui crée une apparente confusion. Il nous faut trouver les clefs de compréhension des nouvelles logiques mondiales qui influencent notre vie afin de mieux maîtriser ces changements inéluctables pour mieux vivre ensemble. La mondialisation qui entraîne la confrontation de différentes cultures et de différentes valeurs chamboule nos certitudes et nous remet en cause. Et c'est bien! Il nous faut nous débarrasser des opinions mais bien renouer avec les idées. Il nous faut innover, penser le monde autrement.
Notre cercle de réflexion se compose de membres de sensibilités, de formations et de profils différents: juriste, avocat, médecin, neurologue, psychiatre, artiste peintre et géographe, cadre, ingénieur, sculpteur, élu, publicitaire, retraité, actif, jeune et moins jeune ... Nos parcours de vie et de profession nous permettent de mettre en commun des approches intellectuelles différentes, de confronter nos points de vue et d'aborder des idées nouvelles. Nous n'avons pas de solutions prêtes à l'emploi mais beaucoup de bonne volonté et foi dans l'avenir de l'humanité. Nicole Anquetil, présidente du Cercle Montesquieu du Mans.
Les adhésions et les contributions sont les bienvenues et seront soumises à la Rédaction.

lundi 9 février 2026

" L'I.A. doit-elle changer l'exercice médical? " avec le Professeur Serge Uzan le JEUDI 19 mars à 18 h 15 au Musée Jean-Claude-Boulard-Carré-Plantagenêt

 



Le jeudi 19 mars 2026, à 18 H 15 Le Cercle Montesquieu Le Mans recevra le Professeur Serge Uzan pour une conférence dont le titre est :

         « L’ I.A. doit-elle changer l’exercice médical ? »

 

Le professeur Serge Uzan est aujourd’hui doyen honoraire et conseiller santé auprès de Sorbonne Université. 

Président du COS (Cancer Organisation Santé) de l’Institut Universitaire de Cancérologie Sorbonne Université, HPHP.

Enfin il est représentant de France Université au HCDPH (Haut Conseil Développement Professionnel Continu). Il est très impliqué dans la formation des jeunes médecins et dans la formation continue.

 

Le professeur Uzan est déjà venu au Cercle Montesquieu le 10 avril 2018 sur la question : « L’intelligence artificielle va-t-elle détrôner la médecine conventionnelle ? ».

Il avait évoqué les réussites déjà réalisées de l’I.A. allant au-delà de ce que l’on pensait réalisable notamment en cancérologie (diagnostics précoces) et également la possibilité d’un temps libéré pour la relation humaine.

 

Il ne faut pas avoir peur de l’I.A.

L’analyse des données peut aider le médecin à prendre des décisions en concertation pluridisciplinaire avec ses confrères.

Le patient doit être mieux intégré dans les décisions médicales avec un rôle important des associations de patients avec des médecins mieux formés au dialogue.

La conclusion qu’il faisait en 2018 : la confiance réciproque entre le médecin et son patient doit servir de conscience commune aux deux.

 

Qu’en est-il aujourd’hui en 2026 ? 


Les progrès sont considérables et le Professeur Uzan va nous donner quelques exemples d’avancées tout à fait remarquables.

 

Va-t-on vers une médecine aux 6 P ? Mieux anticiper, mieux soigner.

Préventive

Prédictive

Personnalisée

Participative

Prouvée

Pertinente

Mais on aura toujours besoin d’une médecine curative.

 

Ces progrès certains soulèvent de nombreuses questions :

 

La formation des soignants qui doivent être des scientifiques, (attention aux erreurs 30% sur chatGPT) mais ne doivent pas rester les yeux rivés sur leurs ordinateurs.

-      Le travail en équipe est de plus en plus nécessaire pour décider du meilleur soin à apporter.

-      Intégration des patients dans la mise en place des traitements.

-      La relation particulière avec le médecin reste essentielle.

-      L’évolution du partage des tâches entre soignants avec le statut d’infirmière en pratique avancée.  Seront ensemble pour décider du meilleur soin adapté au patient. On va vers des « openspaces » rassemblant  tous les soignants 

 

-  Quelle règlementation ? Quelle politique de la santé définie par l’État? Qui fait les choix ? 

 

 

I.A. et géopolitique de la santé et du savoir. 

 

-      Il y a déjà une réelle compétition pour avoir les derniers datas centers et une réelle concurrence entre les États et les grands laboratoires pour la circulation et la transmission des savoirs qui se jouent de toutes les frontières. 

-      Les déserts médicaux ne seront -ils pas renforcés ? L’I.A. fait entrer la médecine dans un secteur financier et stratégique. Nous reparlerons de justice spatiale concernant l’accès aux soins. 

-      L’introduction de l’I.A. dans la médecine entraîne une dépense énergétique énorme, ce qui pose non seulement une dépense financière mais aussi environnementale. 

 

Le professeur Uzan ne manquera pas de nous donner quelques conseils : l’I.A. ne doit pas nous priver de la curiosité et de notre esprit vif, ni d’une hygiène de vie qui nous permettra de vivre mieux et de plus en plus vieux !